Question orale au conseil municipal du 17 mai 2021.
L’expression des citoyens dispose de moyens nouveaux comme les réseaux sociaux et une parole publique se développe à travers diverses initiatives comme la Convention citoyenne pour le climat, les débats sur le référendum etc. Cette participation citoyenne doit être encouragée.
Or, à Palaiseau, on a l’impression qu’on se paie de mots : il est question de « concertation citoyenne » et de « panel représentatif » pour les Assises de la Transition alors que depuis environ 2 ans, un espace important d’expression simple, directe et facile d’accès pour toutes et tous est fortement réduit et limité. Il s’agit des panneaux d’affichage libre installés dans la ville.
Peu nombreux, ils sont sous-utilisés car leur visibilité est très faible étant souvent sont cachés dans des endroits peu passants peu visibles.
Au contraire on assiste à la sur-exposition des panneaux JC Decaux, dont une face est réservée aux annonceurs publicitaires et l’autre à la communication municipale. Les quelques panneaux dédiés à la communication associative sont contrôlés par la mairie qui n’y met que les affiches des associations officiellement « partenaires » de la mairie au détriment des groupes indépendants qui peuvent nous informer sur un événement culturel, un appel à engagement, une alerte politique ou simplement une œuvre de street art ?
La page internet de la ville rappelle « En dehors des panneaux prévus à cet effet et hors autorisation, l’affichage dans l’espace public (murs, candélabres, arbres, etc.) est considéré comme sauvage, donc illégal. Ainsi un afficheur identifié est mis en demeure de retirer ses informations dans les 48 heures. » mais nulle précision sur les panneaux « prévus à cet effet ».
Où se trouvent-ils ? Combien sont-ils ? Certains, très visibles au début du mandat précédent, ont disparu : sur la place des Victoires, devant le Théâtre de la Passerelle par exemple.
Aussi nous demandons que la mairie diffuse le nombre et l’emplacement des panneaux existants et nous réclamons leur développement et leur répartition dans tous les quartiers.
Si la publicité dans l’espace public est si rentable, l’information et l’expression citoyennes sont, dans une démocratie digne de ce nom, bien plus précieuses à nos yeux.
Laure Bourrellis et Benjamin Preciado
Groupe des élus La Conviviale écologiste et fraternelle